Il est deux heures de l'après-midi et le ciel est gris.
- Le soleil n'est pas levé, Maman ?
- Si, mais il est caché derrière les nuages aujourd'hui.
- Ah, il fait la sieste alors.
Petite fille du sud.
mercredi 28 juillet 2010
vendredi 9 juillet 2010
jeudi 8 juillet 2010
Mot d'enfant (13)
La fillette a 3 ans et à la crèche elle s'occupe des plus petits. A présent elle s'ennuie un peu.
Un soir en rentrant chez elle raconte qu'elle a "beaucoup porté Gaspard".
Sa maman, un peu inquiète, lui demande : " Et quelqu'un t'a autorisée à le porter ? Sa fille prend un air indigné avant de répondre : Mais, maman, je m'autorise moi-même !"
Un soir en rentrant chez elle raconte qu'elle a "beaucoup porté Gaspard".
Sa maman, un peu inquiète, lui demande : " Et quelqu'un t'a autorisée à le porter ? Sa fille prend un air indigné avant de répondre : Mais, maman, je m'autorise moi-même !"
mercredi 7 juillet 2010
Mot du jour
Bancroche adj. (1730 ; de banc, et de l'ancien adj. croche "crochu"). Fam. et vieilli. Qui a les jambes torses et la marche irrégulière. Cette vieille est toute bancroche.
lundi 28 juin 2010
mardi 22 juin 2010
Ne me dis pas que tu m'aimes
J'ai bien cru que tu te doutais de quelque chose ce matin avant de partir. J'avais peur que tu me poses des questions et à la fois c'est ce que je souhaitais au fond de moi que tu me poses des questions, mais non, toi c'est les silences que tu préfères, c'est moins dangereux, ça laisse le doute. Tu m'as serrée fort dans tes bras comme avant une longue séparation et ça m'a donné envie de pleurer. Et c'est moi qui ai posé des questions, de celles qui nourrissent le quotidien et qui donnent l'impression qu'on s'intéresse à l'autre. Je voulais prolonger l’instant. Après, rien ne serait jamais plus comme avant. Te parler c’était risquer de te perdre mais à quoi bon continuer de faire semblant ? Comme chaque matin j’entendais le voisin claquer la porte d’entrée après avoir dit d’une voix distincte : « à ce soir ! » avant de dévaler l’escalier. Comme chaque matin il se dirigerait vers la station de métro située en face de l’immeuble pour emprunter la ligne sept et ensuite la une pour se rendre à son travail. Une routine comme une autre, une routine de gens heureux. Mais qu’est-ce que j’en savais de la vie du voisin du dessus pour décider qu’il était heureux ? Rien et il devait sans doute se dire la même chose quand il me voyait descendre dans la cage d’escalier peu après lui. J’avais l’allure d’une jeune femme à qui les choses ne réussissent pas trop mal. Il est mon signal de départ le matin. Mais ce matin quelque chose me retenait de me précipiter à sa suite, je voulais rester avec toi jusqu’au dernier moment. Cela t’a surpris mais tu n’as rien dit. Tu as cru que le premier rendez-vous de la journée avait vraiment été annulé et tu m’as souri avant de partir à ton tour. Je suis restée un long moment devant ma tasse de café sans boire une seule gorgée et je me suis demandé pourquoi j’avais tant attendu avant de te parler.
Le rendez-vous était fixé à vingt heures. Tu étais toujours en retard, mais je tenais à arriver avant toi. J’avais décidé de te dire la vérité, la vérité sur moi, sur celle que tu crois si bien connaître. Nous devons nous marier toi et moi et tu ignores tout des pages ombreuses de mon histoire, de celles qui la régentent malgré moi. Tu n’es pas le seul à qui je m’efforce de tout dissimuler, c’est étonnant même que je sois arrivée aussi facilement à mener une double vie ! Cela dit, du côté extérieur pas d’aspérités qui auraient pu semer le doute sur l’intégrité de ma personne. Tout est lisse, lisse jusqu’à la moindre couture de mon paravent. Mais ce soir, à bas les masques, j’ai décidé de tout te dire puisque tu n’as rien vu, rien entendu qui aurait pu te mettre sur la voie de mes tâtonnements lancinants. Je te dirai tout, je ne t’épargnerai rien, rien qui ne puisse t’induire en erreur. Tu n’épouseras pas une inconnue ou peut-être préfèreras-tu quitter celle dont je te révèlerai les failles que tu as ignorées. De ça je t’en ai voulu. Pourquoi donc faut-il dire ce que j’ai maladroitement tenté de montrer par d’autres biais ? Ce soir, je te dirai tout pour que tu saches que le pire et non le meilleur est au premier rang de ma vie que, peut-être tu te décideras à partager malgré tout.
Ça a commencé bien avant que je te rencontre. Au début, c’était ponctuel, cela me donnait un petit coup de pouce pendant les périodes de stress. A la fin de mes études, c’est devenu ma drogue. A commencé alors la tournée infernale des pharmacies de la ville qui toutes ont fini par me repérer. Mon père ne semble pas s’être aperçu de la disparition de blocs entiers d’ordonnances, à moins qu’il préfère ne pas avoir à me demander l’utilisation que j’en fais. Je ne peux pas avoir autant d’amies à dépanner pour un renouvellement de pilule ! Alors, il préfère fermer les yeux, du moins c’est ce que je me suis figuré. Je préfère encore cette idée à celle de la profonde indifférence. Pourtant, j’ai laissé apparaître des indices au cours de ces derniers mois : le teint hâve, les joues creuses, les cernes violets. Il est vrai que je travaille beaucoup. Il me regarde, mais il ne me voit pas, il ne m’a pas vu grandir malgré tous mes efforts. C’est tout juste s’il ne me demande pas mon relevé de notes, seule chose qui nous ait un jour liés lui et moi ! Mais je te parle de mon père et je sais que tu ne l’aimes pas. C’est ton regard qui a éclairé le mien encore baigné des lueurs de l’Œdipe ! Il a tracé un chemin pour moi, le meilleur à ses yeux mais sans égard à celle que je suis devenue. Il ne me reste que mes petites béquilles chimiques pour arriver à l’emprunter clandestinement. Je me suis mise à attendre la voie sans issue qui me permettrait peut-être de souffler un peu avant de repartir du bon côté cette fois, encore faut-il avoir le sens de l’orientation ! Je passe mon temps à me perdre, cela t’agace depuis notre première rencontre ratée, je n’ai jamais trouvé le restaurant dans lequel tu m’attendais ! Moi, je dois apprendre, ce qui pour d’autres semble inné. Je sais ce que tu me diras : « Arrête ça tout de suite, tu n'as pas besoin de ces cochonneries. C’est pour les malades, tu n’es pas malade. » Tu diras cela pour t’en convaincre, pour te rassurer, pour te dire que, non, tout n’est pas fini, qu’on peut encore, on peut toujours. Mais peut-on encore envisager de vivre ensemble quand on a joué au chat et à la souris au lieu de se regarder dans les yeux pour se dire nos souffrances, mais nos bonheurs aussi, le bonheur de s’être rencontré ? Tu es la plus belle chose qui me soit arrivée et même cela je n’ai jamais su te le dire. On m’a donné une adresse pour apprendre à dire. Tu n'imagines pas comme c'est difficile d'en être réduite à être couchée face au plafond pour parler ! Régulièrement, je croise un homme dans les escaliers. A son regard fuyant, j’ai deviné qu’il sortait de l’appartement où je me rends tous les jeudis et qu’il donnerait n'importe quoi pour devenir transparent. Les mois passent et mon prédécesseur, toujours le même, ne semble pas s’habituer à nos furtives rencontres. Il s’obstine à m’ignorer, chacun pour soi ! Un petit sourire, pour m’encourager sur le chemin de la découverte intérieure, mais non, rien. J’ai compris, à présent moi aussi je rase les murs quand nous nous croisons tous les jeudis à la même heure. Ensuite c'est la même salle d'attente, les mêmes livres déposés négligemment à l'attention de ceux qui ne les auraient pas encore tous parcourus, les mêmes chuchotements avant que ne se ferme la porte sur chaque personne comme pour mieux préserver les secrets de chacun. Je paie pour dire des choses que je ne savais pas enfouies au fond de mon être. Je paie pour arriver à dire ce que je n'ai jamais dit à personne. Je lutte en permanence pour ne pas pleurer mais là-bas dans cet entre-deux de ma vie, les larmes trouvent toutes seules le chemin vers la sortie de moi-même. Je me déteste défaillante et là je n’ai plus d’autre choix que d’admettre que je le suis et qu’on m’avait menti jusqu’à présent ! Je ne peux pas y arriver et je peux encore moins y arriver toute seule, une vraie déconvenue. Pitoyable. Je découvre ainsi ce que tout le monde sait plus ou moins. A croire que j’ai été entourée de gens qui ont oublié de me dire l’essentiel. Il m'arrive de maudire ce lieu de l’intime où un inconnu s’apprête chaque semaine à cerner les plaies de mon âme que les autres ont si bien ignorées. En fais-tu vraiment partie, toi qui partages ma vie depuis trois ans ? Tu appartiens donc à ce cercle de gens, à ces autres à qui je ne peux en vouloir, je leur cache tellement bien ce qui n’est pas beau à voir. Je suis passée maîtresse camoufleuse, ça devrait être un métier. Mais je n'y arrive plus, je crois que c’en est fini de ma belle maîtrise et il paraît que je devrais m'en réjouir. Il faudra t'y habituer. A force, je suppose que je vais m’alléger de ce poids qui m’empêche de tracer ma route telle une grande personne, avec des projets, des perspectives, des envies et des rêves que tu partagerais. Toutes ces années passées et perdues à tourner autour du gouffre. J’officie entre les heures du midi pour n’avoir pas à te mentir encore. Une seule fois, j’y suis allée en début de soirée. Je n’étais pas chez Sophie comme je te l’avais dit devançant les questions que tu ne poses pas. Tu n’es pas quelqu'un de méfiant, tu me fais confiance ou alors tu cherches toi aussi à ne pas savoir.
Mais ce soir, j’ai décidé de te dire.
Mais ce soir, tu n’es pas venu.
Le rendez-vous était fixé à vingt heures. Tu étais toujours en retard, mais je tenais à arriver avant toi. J’avais décidé de te dire la vérité, la vérité sur moi, sur celle que tu crois si bien connaître. Nous devons nous marier toi et moi et tu ignores tout des pages ombreuses de mon histoire, de celles qui la régentent malgré moi. Tu n’es pas le seul à qui je m’efforce de tout dissimuler, c’est étonnant même que je sois arrivée aussi facilement à mener une double vie ! Cela dit, du côté extérieur pas d’aspérités qui auraient pu semer le doute sur l’intégrité de ma personne. Tout est lisse, lisse jusqu’à la moindre couture de mon paravent. Mais ce soir, à bas les masques, j’ai décidé de tout te dire puisque tu n’as rien vu, rien entendu qui aurait pu te mettre sur la voie de mes tâtonnements lancinants. Je te dirai tout, je ne t’épargnerai rien, rien qui ne puisse t’induire en erreur. Tu n’épouseras pas une inconnue ou peut-être préfèreras-tu quitter celle dont je te révèlerai les failles que tu as ignorées. De ça je t’en ai voulu. Pourquoi donc faut-il dire ce que j’ai maladroitement tenté de montrer par d’autres biais ? Ce soir, je te dirai tout pour que tu saches que le pire et non le meilleur est au premier rang de ma vie que, peut-être tu te décideras à partager malgré tout.
Ça a commencé bien avant que je te rencontre. Au début, c’était ponctuel, cela me donnait un petit coup de pouce pendant les périodes de stress. A la fin de mes études, c’est devenu ma drogue. A commencé alors la tournée infernale des pharmacies de la ville qui toutes ont fini par me repérer. Mon père ne semble pas s’être aperçu de la disparition de blocs entiers d’ordonnances, à moins qu’il préfère ne pas avoir à me demander l’utilisation que j’en fais. Je ne peux pas avoir autant d’amies à dépanner pour un renouvellement de pilule ! Alors, il préfère fermer les yeux, du moins c’est ce que je me suis figuré. Je préfère encore cette idée à celle de la profonde indifférence. Pourtant, j’ai laissé apparaître des indices au cours de ces derniers mois : le teint hâve, les joues creuses, les cernes violets. Il est vrai que je travaille beaucoup. Il me regarde, mais il ne me voit pas, il ne m’a pas vu grandir malgré tous mes efforts. C’est tout juste s’il ne me demande pas mon relevé de notes, seule chose qui nous ait un jour liés lui et moi ! Mais je te parle de mon père et je sais que tu ne l’aimes pas. C’est ton regard qui a éclairé le mien encore baigné des lueurs de l’Œdipe ! Il a tracé un chemin pour moi, le meilleur à ses yeux mais sans égard à celle que je suis devenue. Il ne me reste que mes petites béquilles chimiques pour arriver à l’emprunter clandestinement. Je me suis mise à attendre la voie sans issue qui me permettrait peut-être de souffler un peu avant de repartir du bon côté cette fois, encore faut-il avoir le sens de l’orientation ! Je passe mon temps à me perdre, cela t’agace depuis notre première rencontre ratée, je n’ai jamais trouvé le restaurant dans lequel tu m’attendais ! Moi, je dois apprendre, ce qui pour d’autres semble inné. Je sais ce que tu me diras : « Arrête ça tout de suite, tu n'as pas besoin de ces cochonneries. C’est pour les malades, tu n’es pas malade. » Tu diras cela pour t’en convaincre, pour te rassurer, pour te dire que, non, tout n’est pas fini, qu’on peut encore, on peut toujours. Mais peut-on encore envisager de vivre ensemble quand on a joué au chat et à la souris au lieu de se regarder dans les yeux pour se dire nos souffrances, mais nos bonheurs aussi, le bonheur de s’être rencontré ? Tu es la plus belle chose qui me soit arrivée et même cela je n’ai jamais su te le dire. On m’a donné une adresse pour apprendre à dire. Tu n'imagines pas comme c'est difficile d'en être réduite à être couchée face au plafond pour parler ! Régulièrement, je croise un homme dans les escaliers. A son regard fuyant, j’ai deviné qu’il sortait de l’appartement où je me rends tous les jeudis et qu’il donnerait n'importe quoi pour devenir transparent. Les mois passent et mon prédécesseur, toujours le même, ne semble pas s’habituer à nos furtives rencontres. Il s’obstine à m’ignorer, chacun pour soi ! Un petit sourire, pour m’encourager sur le chemin de la découverte intérieure, mais non, rien. J’ai compris, à présent moi aussi je rase les murs quand nous nous croisons tous les jeudis à la même heure. Ensuite c'est la même salle d'attente, les mêmes livres déposés négligemment à l'attention de ceux qui ne les auraient pas encore tous parcourus, les mêmes chuchotements avant que ne se ferme la porte sur chaque personne comme pour mieux préserver les secrets de chacun. Je paie pour dire des choses que je ne savais pas enfouies au fond de mon être. Je paie pour arriver à dire ce que je n'ai jamais dit à personne. Je lutte en permanence pour ne pas pleurer mais là-bas dans cet entre-deux de ma vie, les larmes trouvent toutes seules le chemin vers la sortie de moi-même. Je me déteste défaillante et là je n’ai plus d’autre choix que d’admettre que je le suis et qu’on m’avait menti jusqu’à présent ! Je ne peux pas y arriver et je peux encore moins y arriver toute seule, une vraie déconvenue. Pitoyable. Je découvre ainsi ce que tout le monde sait plus ou moins. A croire que j’ai été entourée de gens qui ont oublié de me dire l’essentiel. Il m'arrive de maudire ce lieu de l’intime où un inconnu s’apprête chaque semaine à cerner les plaies de mon âme que les autres ont si bien ignorées. En fais-tu vraiment partie, toi qui partages ma vie depuis trois ans ? Tu appartiens donc à ce cercle de gens, à ces autres à qui je ne peux en vouloir, je leur cache tellement bien ce qui n’est pas beau à voir. Je suis passée maîtresse camoufleuse, ça devrait être un métier. Mais je n'y arrive plus, je crois que c’en est fini de ma belle maîtrise et il paraît que je devrais m'en réjouir. Il faudra t'y habituer. A force, je suppose que je vais m’alléger de ce poids qui m’empêche de tracer ma route telle une grande personne, avec des projets, des perspectives, des envies et des rêves que tu partagerais. Toutes ces années passées et perdues à tourner autour du gouffre. J’officie entre les heures du midi pour n’avoir pas à te mentir encore. Une seule fois, j’y suis allée en début de soirée. Je n’étais pas chez Sophie comme je te l’avais dit devançant les questions que tu ne poses pas. Tu n’es pas quelqu'un de méfiant, tu me fais confiance ou alors tu cherches toi aussi à ne pas savoir.
Mais ce soir, j’ai décidé de te dire.
Mais ce soir, tu n’es pas venu.
jeudi 17 juin 2010
L'angoisse, quand tu nous tiens
"Tant que l'homme sera mortel, il ne sera jamais décontracté."
Woody Allen
Woody Allen
lundi 17 mai 2010
samedi 15 mai 2010
mercredi 12 mai 2010
Mot du jour
INCARNADIN, INE adj. (1600 ; it. dial. incarnadino pour incarnatino. V. Incarnat, d'un rouge clair et vif). Littér. D'une couleur d'incarnat pâle, couleur de la chair. "Le nez mignon avec la bouche incarnadine" (Verlaine).
mardi 11 mai 2010
Bribes de Proust
"Les arguments de M. de Norpois (en matière d'art) étaient sans réplique parce qu'ils étaient sans réalité."
"Mais certains rôles favoris sont par nous joués tant de fois devant le monde, et repassés en nous-mêmes, que nous nous référons plus aisément à leur témoignage fictif qu'à celui d'une réalité presque complètement oubliée."
"La vérité qu'on met dans les mots ne se fraye pas son chemin directement, n'est pas douée d'une évidence irrésistible."
"La résignation, modalité de l'habitude, permet à certaines forces de s'accroître indéfiniment."
"C'est que pas plus que ce n'est le désir de devenir clélèbre, mais l'habitude d'être laborieux qui nous permet de produire une oeuvre, ce n'est l'allégresse du moment présent, mais les sages réflexions du passé, qui nous aident à préserver le futur."
"Mais certains rôles favoris sont par nous joués tant de fois devant le monde, et repassés en nous-mêmes, que nous nous référons plus aisément à leur témoignage fictif qu'à celui d'une réalité presque complètement oubliée."
"La vérité qu'on met dans les mots ne se fraye pas son chemin directement, n'est pas douée d'une évidence irrésistible."
"La résignation, modalité de l'habitude, permet à certaines forces de s'accroître indéfiniment."
"C'est que pas plus que ce n'est le désir de devenir clélèbre, mais l'habitude d'être laborieux qui nous permet de produire une oeuvre, ce n'est l'allégresse du moment présent, mais les sages réflexions du passé, qui nous aident à préserver le futur."
dimanche 9 mai 2010
Mot du jour
Ductile adj. (1578; lat. ductilis, de ducere "conduire, tirer"). Didact. Qui peut être allongé, étendu, étiré sans se rompre. "On file les métaux ductiles." Voltaire
mardi 4 mai 2010
Le dernier mot
"Divers rime avec univers, où règne l'Un. On n'en sort pas. Le mot divers sait lui-même se diversifier. Ainsi, divers faits ne se résument pas au fait divers, espèce où la diversité est très relative. Un artiste en rhétorique a célébré l'unité diverse et la diversité unifiée, c'est Paul Valéry, pour qui la terre de France "est diverse comme le peuple qui l'habite, est une par l'heureux assemblage de sa diversité". C'est quand même mieux que l'identité."
Alain Rey, Magazine littéraire mai 2010, n° 497
Alain Rey, Magazine littéraire mai 2010, n° 497
lundi 3 mai 2010
jeudi 29 avril 2010
Petit témoignage de notre condition d'animaux parlants
"C'est le discours commun de ces mots pour ne rien dire , grâce à quoi on s'assure qu'on n'a pas en face de soi affaire à simplement ce que l'homme est au naturel, à savoir une bête féroce."
J. Lacan, Les formations de l'inconscient.
J. Lacan, Les formations de l'inconscient.
mardi 27 avril 2010
Restons lucides sur ce que nous sommes !
"L'homme naît sans dents, sans cheveux et sans illusions et il meurt de même, sans dents, sans cheveux et sans illusions."
Alexandre Dumas
Alexandre Dumas
lundi 26 avril 2010
Proverbe zen
"Celui qui prétend atteindre le but manque tout le reste."
A méditer dans une société où seule la performance compte...
A méditer dans une société où seule la performance compte...
vendredi 23 avril 2010
Michel Onfray et son "affabulation freudienne"
Elisabeth Roudinesco, Julia Kristeva et Roland Gori se sont chargés mieux que moi de répondre à ce séducteur médiatisé qui s'avère aussi être un imposteur. J'aimais l'écouter, comme beaucoup, parler à la radio de Kant et de Nietzsche mais en s'en prenant à Freud il a perdu aujourd'hui toute sa belle crédibilité ! Le père de la psychanalyse est certes critiquable et tous ses descendants se sont chargés de le critiquer, mais ils l'ont fait, contrairement à Michel Onfray, avec le recul nécessaire à une telle réflexion et à la lumière de leurs pratiques contemporaines et des textes qui n'ont jamais cessé de s'écrire sur les pratiques psychanalytiques. Les analystes en évoquant leur père, comme toutes les personnes ayant fait un détour par le divan, ont été capables de prendre ce qui avait de constructif dans son histoire et dans sa théorie et de laisser le reste aux penseurs en rond !
La clinque psychanalytique d'aujourd'hui repose évidememment sur cette formidable élaboration qu'a été celle de Freud autour de l'inconscient et de l'effet de la parole sur le sujet, mais plus d'un siècle plus tard, il reste bien des choses à remanier au jour le jour, avec chaque nouveau patient et dans les différents lieux de soins où se pratique encore la psychanalyse. C'est pourquoi la psychanalyse reste une science et une technique plutôt en bonne santé quoi qu'en pense M. Onfray !
Qu'un éditeur tel que Grasset ferme les yeux sur les innombrables erreurs, sans compter les affirmations délirantes et sans fondement, concernant Freud et sa technique psychanalytique qui figurent dans "Le crépuscule d'une idole. L'affabulation freudienne", ne peut s'expliquer que par l'appât du gain au mépris d'une vraie réflexion utile sur un sujet de société qui pourtant devrait être dans les attributions de M. Onfray.
"Si l'on devait mesurer la valeur de la réflexion intellectuelle et philosophique d'une société à la stature des concepts qu'elle construit et aux commentaires critiques des oeuvres qui l'ont précédée, on pourrait légitimement s'inquiéter de la dégradation intellectuelle de la nôtre" conclut R. Gori dans son article "Jeux de cirque" du 18 avril 2010.
En effet. GDD
jeudi 22 avril 2010
Bribes de Proust
"Sans doute, les noms sont des dessinateurs fantaisistes, nous donnant des gens et des pays des croquis si peu ressemblants que nos éprouvons souvent une sorte de stupeur quand nous avons devant nous au lieu du monde imaginé, le monde visible (qui d'ailleurs n'est pas le monde vrai, nos sens ne possédant pas beaucoup plus le don de la ressemblance que l'imagination, si bien que les dessins enfins approximatifs qu'on peut obtenir de la réalité sont au moins aussi différent du monde vu que celui-ci l'était du monde imaginé)."
lundi 19 avril 2010
Mot du jour
Péri n. f. (persan pérî, ailé). Génie ou fée, bienfaisant mais fantasque chez les Orientaux.
vendredi 16 avril 2010
mardi 13 avril 2010
Mot du jour
Morgue n.f. (de l'anc. fr. morguer, dévisager, lat. murricare, faire la moue). Sout. Attitude hautaine, méprisante. (est le premier usage du mot mais pas le plus répandu)
lundi 12 avril 2010
Bribes de Proust
"Mais le génie, même le grand talent, vient moins d'éléments intellectuels et d'affinement social supérieurs à ceux d'autrui, que de la faculté de les transformer, de les transposer. Pour faire chauffer un liquide avec une lampe électrique, il ne s'agit pas d'avoir la plus forte lampe possible, mais une dont le courant puisse cesser d'éclairer, être dérivé et donner, au lieu de lumière de la chaleur. Pour se promener dans les airs, il n'est pas nécessaire d'avoir l'automobile la plus puissante, mais une automobile qui, ne continuant pas de courir à terre et coupant d'une verticlae la ligne qu'elle suivait, soit capable de convertir en force ascensionnelle sa vitesse horizontale. De même ceux qui produisent des oeuvres géniales ne sont pas ceux qui vivent dans le milieu le plus délicat, qui ont la conversation la plus brillante, la culture la plus étendue, mais ceux qui ont eu le pouvoir, cessant brusquement de vivre pour eux-même, de rendre leur personnalité pareille à un miroir, de telle sorte que leur vie si médiocre d'ailleurs qu'elle pouvait être mondainement et même, dans un certain sens, intellectuellement parlant, s'y reflète, le génie consistant dans le pouvoir réfléchissant et non dans la qualité intrinsèque de spectacle reflété."
Marcel Proust, A l'ombre des jeunes fille en fleurs
Marcel Proust, A l'ombre des jeunes fille en fleurs
jeudi 8 avril 2010
mardi 6 avril 2010
Confusion n'est pas raison
"Si le signe de l'époque est la confusion, je vois à la base de cette confusion une rupture entre les choses et les paroles, les idées, les signes qui en sont la représentation."
Antonin Artaud, Le théâtre et son double
Antonin Artaud, Le théâtre et son double
jeudi 1 avril 2010
Mot du jour
Marmoréen, enne adj. (du lat. marmor, marbre). Qui tient du marbre : blancheur marmoréenne. Fig. Qui est froid, dur comme le marbre : un coeur marmoréen.
lundi 29 mars 2010
Le doute vaut mieux que de trop de certitudes
«Ce n'est pas le doute, c'est la certitude qui rend fou.»
Friedrich Nietzsche
Friedrich Nietzsche
jeudi 25 mars 2010
jeudi 18 mars 2010
Mot d'enfant (12)
La mère a 39 ans aujourd'hui, sa fille a 3 ans le même jour !
La mère lui souhaite un bon anniversaire et lui dit que c'est aussi son anniversaire.
La fillette lui dit : " Je te donnerai un morceau de mon gateau !"
J'ai pensé à tous ces gens qui vous disent qu'on doit s'oublier un peu quand on a des enfants !
La mère lui souhaite un bon anniversaire et lui dit que c'est aussi son anniversaire.
La fillette lui dit : " Je te donnerai un morceau de mon gateau !"
J'ai pensé à tous ces gens qui vous disent qu'on doit s'oublier un peu quand on a des enfants !
lundi 15 mars 2010
Mot d'enfant (11)
L'enfant observe la méridienne qui a fait son apparition dans le bureau.
Il se couche dessus. Son frère vient le rejoindre, ils rient.
Le grand dit : "Regarde maman, tu peux en mettre deux à la fois !"
L'autre : "Mais non, sinon ils vont se mélanger les idées !"
Là, c'est moi qui ai ri !
Il se couche dessus. Son frère vient le rejoindre, ils rient.
Le grand dit : "Regarde maman, tu peux en mettre deux à la fois !"
L'autre : "Mais non, sinon ils vont se mélanger les idées !"
Là, c'est moi qui ai ri !
vendredi 12 mars 2010
Goed begonnen, half gewonnen
"Qu'est-ce que le destin, sinon la densité de l'enfance ?"
Rainer Maria Rilke
Rainer Maria Rilke
lundi 8 mars 2010
Cette féminité que l'on refuse
Cette féminité, - l'éternelle ironie de la communauté.
Hegel, Phénoménologie de l'esprit.
Hegel, Phénoménologie de l'esprit.
mercredi 3 mars 2010
Mot d'enfant (10)
L'aîné : "J'en ai marre d'avoir une famille avec un bébé !" (son frère a deux ans)
La mère : Et qu'est-ce que tu feras si papa et maman décident d'en avoir un autre, plus petit encore ... ?
L'aîné : Mais ce sera une fille !
La mère : Tu sais, on ne décide pas si c'est une fille ou un garçon...
L'aîné : Alors, dis à ton ventre de faire une fille !"
Le ventre l'a entendu.
La mère : Et qu'est-ce que tu feras si papa et maman décident d'en avoir un autre, plus petit encore ... ?
L'aîné : Mais ce sera une fille !
La mère : Tu sais, on ne décide pas si c'est une fille ou un garçon...
L'aîné : Alors, dis à ton ventre de faire une fille !"
Le ventre l'a entendu.
lundi 1 mars 2010
Mot du jour
Atticisme n.m. (du gr. attikos, attique). Délicatesse, finesse de goût, de langage, particulière aux écrivains de l'Attique (Athène).
vendredi 26 février 2010
jeudi 25 février 2010
lundi 22 février 2010
Ce que les autres pensent de nous ...
"Notre personnalité sociale est une création de la pensée des autres."
Marcel Proust, Du côté de chez Swann
Marcel Proust, Du côté de chez Swann
mardi 16 février 2010
Mot du jour
Calembredaine n. f. (1798 ; alter. de calembourdaine, mot dial.) Propos extravagant et vain, plaisanterie cocasse. Le plus souvent utilisé au plur.
jeudi 11 février 2010
"Le véritable lieu de naissance
... est celui où l'on a porté pour la première fois un coup d'oeil intelligent sur soi-même."
Marguerite Yourcenar, Mémoire d'Hadrien
Marguerite Yourcenar, Mémoire d'Hadrien
vendredi 5 février 2010
L'autre est aussi un sujet
«Comprendre une personne c’est déjà lui parler. Poser l’existence d’autrui en la laissant être, c’est déjà avoir accepté cette existence, avoir tenu compte d’elle.»
Emmanuel Levinas
Emmanuel Levinas
jeudi 4 février 2010
Qu'est-ce qu'un auteur réaliste ?
"Mais, dira-t-on, qu'appelez-vous donc un auteur réaliste ? [...] un auteur qui s'attache avant tout [...] à saisir, en s'efforçant de tricher le moins possible et de ne rien rogner ni aplatir pour venir à bout des contradictions et des complexités, à scruter, avec toute sincérité dont il est capable, aussi loin que le lui permet l'acuité de son regard, ce qui lui apparaît comme étant la réalité."
Nathalie Sarraute, La littérature aujourd'hui, conférence et textes divers In Œuvres complètes Bibliothèque de La Pléiade, Éditions Gallimard.
Nathalie Sarraute, La littérature aujourd'hui, conférence et textes divers In Œuvres complètes Bibliothèque de La Pléiade, Éditions Gallimard.
lundi 1 février 2010
Poésie et vérité dans la névrose
"De Goethe on peut dire qu'il a, par son inspiration, sa présence vécue, extraordinairement imprégné, animé, toute la pensée freudienne. Freud a avoué que c'est la lecture des poèmes de Goethe qui l'a lancé dans ses études médicales et a du même coup décidé de sa destinée, mais c'est là peu de choses auprès de l'influence de lapensée de Goethe sur son oeuvre. C'est donc avec une phrase de Goethe, la dernière que je dirai le ressort de l'expérience analytique, avec ces mots bien connus qu'il a prononcés avant de s'enfoncés les yeux ouverts , dans le trou noir : Mehr Licht !"
Jacues Lacan, Le mythe individuel du névrosé, 1952.
Jacues Lacan, Le mythe individuel du névrosé, 1952.
samedi 30 janvier 2010
Vivre et mourir
"Le droit élémentaire de toute personne vivant sur cette terre : disparaître sans rendre compte de sa disparition." Christian Bobin
L'exercice de ce droit , n'est pas facile ni toujours possible, il est en effet presque illusoire, comme dans la vie. Les patients en effet, et l'analyse elle-même, demandent le plus souvent que ce compte-là (et d'autres !) leur soit rendu. Michel Gribinski
L'exercice de ce droit , n'est pas facile ni toujours possible, il est en effet presque illusoire, comme dans la vie. Les patients en effet, et l'analyse elle-même, demandent le plus souvent que ce compte-là (et d'autres !) leur soit rendu. Michel Gribinski
vendredi 29 janvier 2010
Pseudo psy
Après m’avoir dit : « Dieu est un père, mais les pères ne sont pas tous des dieux », il était visiblement très satisfait de l’effet que sa petite phrase produit sur moi. J’ai mis encore un certain temps avant de réaliser que l’homme dans son fauteuil n’était qu’un père loin d’être en mesure de rendre la liberté à sa fille. Celui-là non plus je ne l’avais pas choisi par hasard.
jeudi 28 janvier 2010
"Sait-on ce que c'est qu'écrire ?
Une ancienne et très vague mais jalouse pratique dont gît le sens au mystère du coeur.»
Stéphane Mallarmé, Quelques médaillons et portraits en pied
Stéphane Mallarmé, Quelques médaillons et portraits en pied
lundi 25 janvier 2010
Mot d'enfant (9)
L'enfant observe une gravure représentant un trois-mâts du dix-neuvième siècle.
" Bon-Papa m'a dit que c'était le bateau de ses ancêtres. Il voulait dire des hommes préhistoriques?"
" Bon-Papa m'a dit que c'était le bateau de ses ancêtres. Il voulait dire des hommes préhistoriques?"
samedi 23 janvier 2010
Le miroir aux alouettes
"Elle était comme toute attitude ou action où se révèle le caractère profond et caché de quelqu'un : elle ne se relie pas à ses paroles antérieures, nous ne pouvons pas le faire confirmer par le témoignage du coupable qui n'avouera pas ; nous en sommes réduits à celui de nos sens dont nous demandons devant ce souvenir isolé et incohérent, s'ils n'ont pas été le jouet d'une illusion de sorte que de telles attitudes, les seules qui aient de l'importance, nous laissent souvent quelques doutes."
Marcel Proust, Du côté de chez Swann.
mercredi 20 janvier 2010
Mot du jour
Diapré, ée adj. (XIVe ; v. diaprer). De couleur variée et changeante. "Nous nous éprenions de ce grand pays monotone, de son vide diapré, de son silence" (Gide).
lundi 18 janvier 2010
Ecouter l'autre, c'est être attentif à sa souffrance
"Souffrir, c'est donner à quelque chose une attention suprême."
Paul Valéry
Paul Valéry
jeudi 14 janvier 2010
Ne me dis pas que tu m'aimes (extrait)
On m’a donné une adresse pour apprendre à dire. Tu n'imagines pas comme c'est difficile d'en être réduite à être couchée face au plafond pour parler ! Régulièrement, je croise un homme dans les escaliers. A son regard fuyant, j’ai deviné qu’il sortait de l’appartement où je me rends tous les jeudis et qu’il donnerait n'importe quoi pour devenir transparent. Les mois passent et mon prédécesseur, toujours le même, ne semble pas s’habituer à nos furtives rencontres. Il s’obstine à m’ignorer, chacun pour soi ! Un petit sourire, pour m’encourager sur le chemin de la découverte intérieure, mais non, rien. J’ai compris, à présent moi aussi je rase les murs quand nous nous croisons tous les jeudis à la même heure. Ensuite c'est la même salle d'attente, les mêmes livres déposés négligemment à l'attention de ceux qui ne les auraient pas encore tous parcourus, les mêmes chuchotements avant que ne se ferme la porte sur chaque personne comme pour mieux préserver les secrets de chacun. Je paie pour dire des choses que je ne savais pas enfouies au fond de mon être. Je paie pour arriver à dire ce que je n'ai jamais dit à personne. Je lutte en permanence pour ne pas pleurer mais là-bas dans cet entre-deux de ma vie, les larmes trouvent toutes seules le chemin vers la sortie de moi-même. Je me déteste défaillante et là je n’ai plus d’autre choix que d’admettre que je le suis et qu’on m’avait menti jusqu’à présent ! Je ne peux pas y arriver et je peux encore moins y arriver toute seule, une vraie déconvenue. Pitoyable. Je découvre ainsi ce que tout le monde sait plus ou moins. A croire que j’ai été entourée de gens qui ont oublié de me dire l’essentiel. Il m'arrive de maudire ce lieu de l’intime où un inconnu s’apprête chaque semaine à cerner les plaies de mon âme que les autres ont si bien ignorées. En fais-tu vraiment partie, toi qui partages ma vie depuis trois ans ? Tu appartiens donc à ce cercle de gens, à ces autres à qui je ne peux en vouloir, je leur cache tellement bien ce qui n’est pas beau à voir. Je suis passée maîtresse camoufleuse, ça devrait être un métier. Mais je n'y arrive plus, je crois que c’en est fini de ma belle maîtrise et il paraît que je devrais m'en réjouir. Il faudra t'y habituer. A force, je suppose que je vais m’alléger de ce poids qui m’empêche de tracer ma route telle une grande personne, avec des projets, des perspectives, des envies et des rêves que tu partagerais. Toutes ces années passées et perdues à tourner autour du gouffre. J’officie entre les heures du midi pour n’avoir pas à te mentir encore. Une seule fois, j’y suis allée en début de soirée. Je n’étais pas chez Sophie comme je te l’avais dit devançant les questions que tu ne poses pas. Tu n’es pas quelqu'un de méfiant, tu me fais confiance ou alors tu cherches toi aussi à ne pas savoir.
lundi 11 janvier 2010
Des mots ...
"Il y a des mots qui prennent le sujet au corps, des mots qui rendent infirme."
Maud Mannoni
Maud Mannoni
Libellés :
Mannoni - des mots qui rendent infirme
vendredi 8 janvier 2010
Il n'y a rien qui ne soit zen
"Un moine demande à Tchao-Tcheou : "Quel est le sens de la venue en Chine du premier Patriarche ?"
Tcheou dit : "Le cyprès dans le jardin."
La réponse est partout.
Tcheou dit : "Le cyprès dans le jardin."
La réponse est partout.
jeudi 7 janvier 2010
La vulnérabilité
"La vulnérabilité des choses précieuses est belle parce que la vulnérabilité est une marque d'existence."
mardi 5 janvier 2010
lundi 4 janvier 2010
Un moment n'est pas l'autre
"Il y a certaines paroles qui ne sont d'une vérité profonde qu'une seule fois."
Stefan Zweig, La confusion des sentiments
Stefan Zweig, La confusion des sentiments
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