Avec l'amour maternel, la vie nous a fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais.
Romain Gary, La Promesse de l'aube
jeudi 31 décembre 2009
mardi 29 décembre 2009
Edegem
"... Le pays natal est moins une étendue qu'une matière, c'est un granit ou une terre, un vent ou une sécheresse, une eau ou une lumière."
Gaston Bachelard
Gaston Bachelard
Libellés :
in Vie et mort d'un étang,
Marie Gevers
vendredi 25 décembre 2009
jeudi 24 décembre 2009
Les gens
"Il n'y a pas de choses avec lesquelles on ne plaisante pas,
il n'y a que des gens qui ne comprennent pas la plaisanterie."
Boris Vian
il n'y a que des gens qui ne comprennent pas la plaisanterie."
Boris Vian
lundi 21 décembre 2009
samedi 19 décembre 2009
Ecrire
Je ne sais pas ce que c'est un livre. Personne ne le sait. Mais on sait quand il y en a un. Et quand il n'y a rien, on le sait comme on sait qu'on est, pas encore mort."
Marguerite Duras
Marguerite Duras
vendredi 18 décembre 2009
La vérité
"Elle a toujours sa soeur jumelle. Elles ont grandi ensemble, et le monde était rond. Elles portaient les mêmes robes. Un jour, elles ont cru qu'elles avaient changé. Elles ont choisi des couleurs différentes. Elles ont tellement peur de trop se ressembler qu'elles ne veulent plus se regarder."
Philippe Delerme
Philippe Delerme
jeudi 17 décembre 2009
mercredi 16 décembre 2009
Mots d'enfant (8)
L'enfant a refusé de faire "le dessin du bonhomme".
Il est en petite section.
A la place il a dessiné trois points éparpillés sur la feuille.
Et la maîtresse a refusé de prendre son dessin.
Il a pour tâche de réaliser le dessin à la maison.
Il est devant sa feuille de papier et sa mère lui demande :
" Pourquoi tu as dessiné trois points au lieu du bonhomme ?"
"Mais, maman, mon bonhomme avait la varicelle !"
Il est en petite section.
A la place il a dessiné trois points éparpillés sur la feuille.
Et la maîtresse a refusé de prendre son dessin.
Il a pour tâche de réaliser le dessin à la maison.
Il est devant sa feuille de papier et sa mère lui demande :
" Pourquoi tu as dessiné trois points au lieu du bonhomme ?"
"Mais, maman, mon bonhomme avait la varicelle !"
lundi 14 décembre 2009
La psychanalyse à l'hôpital (suite)
Rencontre impossible ?
Dans un service de cancérologie, comment organiser la rencontre entre, d’une part les médecins munis de techniques de plus en plus sophistiquées pour soigner la maladie et, d’autre part les psychanalystes qui écoutent le malade à son chevet raconter l’histoire de sa maladie ?
Il s’agira souvent de guetter l'événement qui va échapper au savoir médical et créer dès lors l'espace temps nécessaire à une intervention autre, celle qui apportera un éclairage différent sur ce qui se passe. La psychanalyse propose des outils pour penser l'impensable par la médecine et les sciences, mais aussi par le malade. Comment encourager la collaboration entre médecins et analystes alors que la tendance actuelle de la gestion des soins et son assujettissement à la logique de profit leur rappelle sans cesse qu’il faut effectuer des actes efficaces qui se prêtent à l’évaluation ? Cela donne aux médecins les plus réticents voir les plus résistants à notre approche de bonnes raisons de nous rétorquer qu'ils n'ont pas de temps à nous consacrer vu la charge qui repose sur eux. On voudrait leur dire « raison de plus », mais il est vrai qu'aucune efficacité médicale immédiate peut être liée à cette éventuelle collaboration. Or notre travail à l'hôpital ne peut être « efficace » que s’il est reconnu par les médecins du service. Ce n’est qu’à cette condition qu’un travail d’élaboration est possible et pourra entraîner une mise à distance de ce que la maladie grave a d’effroyable tant pour le malade atteint de cancer que sa famille mais aussi pour les soignants et les médecins qui annoncent et traitent la maladie parfois pendant plusieurs années. Malgré l'instauration du « dispositif d'annonce », visant à assurer à la fois « une bonne administration du soin » et son « humanisation » bien des maladresses sont commises, sous-tendues par l'angoisse du médecin et nous renvoient à ce que Freud notait dans La question de l'analyse profane sur le pouvoir attribué à la parole . Certains passages à l'acte illustrent ce fait et surviennent le plus souvent quand les interventions restent cloisonnées et qu'il n'y a pas ou peu d'échanges entre le médecin et l'analyste. Il est remarquable d'observer qu'une collaboration entre médecin et analyste suffit souvent à donner au patient les moyens d'élaborer ce qui lui arrive et au médecin l’assurance dont il a besoin pour travailler.
Dans un service de cancérologie, comment organiser la rencontre entre, d’une part les médecins munis de techniques de plus en plus sophistiquées pour soigner la maladie et, d’autre part les psychanalystes qui écoutent le malade à son chevet raconter l’histoire de sa maladie ?
Il s’agira souvent de guetter l'événement qui va échapper au savoir médical et créer dès lors l'espace temps nécessaire à une intervention autre, celle qui apportera un éclairage différent sur ce qui se passe. La psychanalyse propose des outils pour penser l'impensable par la médecine et les sciences, mais aussi par le malade. Comment encourager la collaboration entre médecins et analystes alors que la tendance actuelle de la gestion des soins et son assujettissement à la logique de profit leur rappelle sans cesse qu’il faut effectuer des actes efficaces qui se prêtent à l’évaluation ? Cela donne aux médecins les plus réticents voir les plus résistants à notre approche de bonnes raisons de nous rétorquer qu'ils n'ont pas de temps à nous consacrer vu la charge qui repose sur eux. On voudrait leur dire « raison de plus », mais il est vrai qu'aucune efficacité médicale immédiate peut être liée à cette éventuelle collaboration. Or notre travail à l'hôpital ne peut être « efficace » que s’il est reconnu par les médecins du service. Ce n’est qu’à cette condition qu’un travail d’élaboration est possible et pourra entraîner une mise à distance de ce que la maladie grave a d’effroyable tant pour le malade atteint de cancer que sa famille mais aussi pour les soignants et les médecins qui annoncent et traitent la maladie parfois pendant plusieurs années. Malgré l'instauration du « dispositif d'annonce », visant à assurer à la fois « une bonne administration du soin » et son « humanisation » bien des maladresses sont commises, sous-tendues par l'angoisse du médecin et nous renvoient à ce que Freud notait dans La question de l'analyse profane sur le pouvoir attribué à la parole . Certains passages à l'acte illustrent ce fait et surviennent le plus souvent quand les interventions restent cloisonnées et qu'il n'y a pas ou peu d'échanges entre le médecin et l'analyste. Il est remarquable d'observer qu'une collaboration entre médecin et analyste suffit souvent à donner au patient les moyens d'élaborer ce qui lui arrive et au médecin l’assurance dont il a besoin pour travailler.
vendredi 11 décembre 2009
Mot du jour
Cantilène n.f. Au Moyen Age, chant lyrique et épique. Mélodie sentimentale d'un mouvement modéré.
jeudi 10 décembre 2009
... et long est le chemin
"Lorsque celui qui chemine dans l'obscurité chante, il nie son anxiété, mais il n'en voit pas pour autant plus clair."
Sigmund Freud, Inhibition, symptôme, angoisse
Sigmund Freud, Inhibition, symptôme, angoisse
mercredi 9 décembre 2009
Mots d'enfant (7)
L'enfant : "Comment est-ce qu'on devient papa ?"
Le père : "C'est quand un enfant naît. Moi, je suis devenu un papa quand ton frère est né et aussi quand toi tu es né."
Quelques jours plus tard.
"C'est vrai, hein papa, que mon frère et moi on t'a construit !"
Le père : "C'est quand un enfant naît. Moi, je suis devenu un papa quand ton frère est né et aussi quand toi tu es né."
Quelques jours plus tard.
"C'est vrai, hein papa, que mon frère et moi on t'a construit !"
mardi 8 décembre 2009
à propos de l'ambivalence des sentiments
" ... souvent, j'éprouve le désir de ne pas le voir parmi les vivants. Et cependant, si cela arrivait jamais, je le sais, j'en serais encore bien plus malheureux, tellement, si entièrement désarmé je suis vis-à-vis de lui" dit Alcibiade de Socrate, Le Banquet
lundi 7 décembre 2009
Mot du jour
Euphonie n.f. (gr. eu, bien, et phônê, voix). Heureux choix des sons. Harmonieuse succession des voyelles et des consonnes.
samedi 5 décembre 2009
En attendant le titre (manuscrit I - extrait)
Une scène qui se passa sous mes yeux me plongea un peu plus loin vers ce que je croyais être réservé aux villes de seconde zone loin de cette ville dont la beauté me ravissait à chaque instant. Je détournai le regard comme si j’avais vu deux personnes faire l’amour en pleine rue. Je ne comprenais pas qu’on puisse s’arrêter pour caresser le chien d’un inconnu comme si c’était la plus belle chose qui soit. Cette personne avait peut-être un enfant qui était en train de crever sous ses yeux et elle préférait se pencher sur les bêtes. Je n’imaginais pas qu’on puisse être seul au point de réclamer un poil de tendresse. C’était pourtant un écho retentissant à cette petite boule nichée au creux de mon corps, mais moi je n’aimais pas les chiens. Ceux qui s’en entourent sont forcément des gens bizarres qui ont trouvé ce moyen pour s’éloigner de leurs semblables à coup de laisse. Heureusement les chiens ne sont pas autorisés dans le métro du moins n’en avais-je pas encore croisé. Le métro appartient aux gens pressés qui travaillent et qui n’ont pas le temps de promener un toutou au square du coin. J’adorais le métro Les Halles à cause de son tapis roulant qui me donnait l’impression d’avoir des ailes et d’enfin avancer à mon allure. J’empruntais avec une rigueur systématique la bande de droite, celle des personnes qui avancent sans en avoir l’air, sans retours ni regrets.
jeudi 3 décembre 2009
"Les choses du passé...
...sont vertigineuses comme l'espace, et leur trace dans la mémoire est déficiente comme les mots : je découvrais qu'on se souvient."
Pierre Michon, Vies minuscules
Pierre Michon, Vies minuscules
mardi 1 décembre 2009
"Ecrire, ...
... c'est écouter la langue respirer là où elle se tait, entre les mots."
Sylvie Germain
Sylvie Germain
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