lundi 1 février 2010

Poésie et vérité dans la névrose

"De Goethe on peut dire qu'il a, par son inspiration, sa présence vécue, extraordinairement imprégné, animé, toute la pensée freudienne. Freud a avoué que c'est la lecture des poèmes de Goethe qui l'a lancé dans ses études médicales et a du même coup décidé de sa destinée, mais c'est là peu de choses auprès de l'influence de lapensée de Goethe sur son oeuvre. C'est donc avec une phrase de Goethe, la dernière que je dirai le ressort de l'expérience analytique, avec ces mots bien connus qu'il a prononcés avant de s'enfoncés les yeux ouverts , dans le trou noir : Mehr Licht !"

Jacues Lacan, Le mythe individuel du névrosé, 1952.

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